mercredi 18 mars 2020

L'ennui



L'affreuse sensation

Le monde entier est en quarantaine. Le monde s'ennuie. Partout, on voit apparaître des solutions à cette horrible sensation. Des horaires réglés à la minute près pour venir en aide aux parents, des propositions de séries, des visites virtuelles de musées, des suggestions pédagogiques pour ne pas que la perte se fasse ressentir auprès de nos jeunes. Lorsque j'étais petite, je m'ennuyais souvent. Je me rappelle de moments où j'allais voir ma mère en lui disant que je ne savais pas quoi faire. Elle me proposait des solutions. Elle me disait que lorsque je vivais cet ennui, je pouvais y pallier en étant créative. Faire du dessin, écouter de la musique, lire... Plusieurs études prouvent actuellement que l'ennui est le moteur de la créativité. J'irais même plus loin. À force de faire en sorte que le monde ne ressente jamais cet affreuse sensation, on en fait des êtres dépendants et passifs.

Je m'ennuie. Hier fut la première journée de ma propre quarantaine. C'était franchement désagréable, même paniquant. Je me suis dit que je ne pourrais jamais tenir deux semaines comme ça.
Je suis devenu un être dépendant. La télé est restée ouverte presque toute la journée, je suis allée prendre une marche toute seule, j'ai essayé de tricoter pour la millième fois, j'ai regardé Facebook au moins 30 fois, j'ai joué à deux jeux sur mon téléphone, j'ai installé des applications ...C'était vraiment ennuyant. Je n'avais pas d'inspiration pour écrire.

Ce matin, j'ai lu La Presse. 
J'ai proposé à ma fille de douze ans de nous faire un horaire réglé à la minute pour apaiser mes souffrances. Elle m'a répondu qu'elle trouvait ça trop rigide, que ça ne laissait pas de place à la spontanéité. 
Elle a tellement raison, mais j'ai un réel malaise...

C'est un dur réveil pour moi, mais un réveil nécessaire. Je suis complètement dépendante à mes appareils technologiques, à mes applications et à mes séries. Sans elles, je m'ennuie. Je ne suis pas la seule. J'ai perdu ma créativité. Je discutais avec une amie l'autre jour et puis elle a quitté mon regard, a regardé son téléphone, a appuyé sur Messenger et a lu le texto qui attirait son attention. Au restaurant, les gens ne se parlent plus, ils sont sur leur téléphone. Nous apportons des tablettes pour animer nos petits mousses partout où nous allons afin qu'ils aient un divertissement à porté de main.

C'est en étant forcé de se tenir à l'écart qu'on se rend compte à quel point c'est important de se sentir entouré. 

Je crois que cette quarantaine nous place face à nous même.  On a la chance dans cette adversité de se questionner à savoir ce que sera la suite de notre vie. Comment la mener, quoi en attendre, comment y participer. C'est un chemin de transformation qui se dessine et nos défis sont de grandes opportunités si on sait comment les surmonter.
 xx Julie    



dimanche 8 mars 2020

Mes parents




Ma mère est heureuse. Elle se nomme Lise Tremblay. Même si ce n'est pas du tout ce qui la définit, elle a eu une carrière de mannequin à Montréal et c'est encore une femme superbe à 81 ans. J'ai grandit en ayant  sous les yeux des photos magnifiques d'elle sur des couverture de magasines. Ces magazines ainsi que de nombreuses coupures de journaux étaient conservés dans le tiroir d'une commode chez mes grands-parents maternels.  
À chaque fois que j'allais chez eux, j'avais un rituel de "fouillage". 
Je commençais par cette commode, puis je fouillais celle de mon grand-père où il y avait de vieux Playboy et des pipes en ivoire et je finissais par la petite commode de ma grand-mère où elle cachait des réglisses noires.

Ma mère et mes grands-parents discutaient en bas dans le salon, personne ne m’empêchait de satisfaire ma curiosité.

J'en ai bien profité.

Il y avait aussi des coupures de journaux concernant mon père, Jean-Pierre Ferland. On le voyait dans les rues de Paris, avec ma mère, sur scène et...il y en avait une avec moi. Je ne le connaissais pas beaucoup et il avait à mes yeux une image plus grande que nature. Je savais qu'il était important au Québec, qu'il était connu et aimé. 

Ma mère était très aimante, nous étions tout l'une pour l'autre.

Ma mère m'a appris tellement de chose merveilleuse... je ne pourrais tout énumérer.
Elle m'a entre autre appris l'amour des mots, l'appréciation de toutes les formes d'art, la nécessité de prendre son temps pour bien faire les choses, comment me défendre dans la vie, la délicatesse, la communion avec la nature et...la séduction. 

Ma mère, c'est la meilleure, c'est la plus belle femme que je connaisse à tous les niveaux.

Elle apprend tous les jours, elle se tient au courant de tout ce qui se passe dans le monde, elle est connectée aux nouvelles technologies et ce qui m'épate le plus, elle cherche encore à s'améliorer et être le meilleur d’elle-même.
C'est mon modèle. 
Je serai toujours en admiration devant elle.

Comme dit Amélie Nothomb : "Il faut admirer les gens capable d'être heureux".

XXJulie










vendredi 6 mars 2020

Être enseignante en 2020

Je suis enseignante au secondaire.

J'enseigne le français.
Cette année est une année absolument merveilleuse. Mes élèves me poussent à me dépasser et à monter de fabuleux projets qui vont les intéresser. Je les adore vraiment et ils me le rendent bien. Je suis choyée.

L'an passé, par contre, j'ai dû arrêter de travailler pendant deux mois. Mes élèves étaient tellement désagréables, que j'en suis arrivée à pleurer sans retenue en pleine classe. Les larmes coulaient toutes seules pendant que j'écrivais des notions ou des exemples au tableau... Il n'y avait plus rien à faire, malgré tous mes efforts, je n'étais pas capable de passer ma matière, ils n'étaient pas enseignables.

Quand je dis "ils", je parle de...7 ou 8 élèves seulement...mais qui m'ont eue à l'usure. Les autres ne méritaient pas de ne pas avoir l'enseignante que je suis cette année et je le savais.
En fait, ce qui me rendait si triste et désespérée était le fait de ne pas pouvoir faire mon vrai travail: enseigner.

Personnellement, je me réalise quand je suis capable de sentir que j'ai été bonne et efficace, que j'ai pu ouvrir des chemins à des connaissances actuelles et futures. Je le sais quand j'ai fait une belle job comme prof...je le vois dans les yeux de mes élèves, ils sont reconnaissants, ils savent qu'ils avancent et moi aussi.

Mais...c'est long une année scolaire à ne pas avoir de plaisir, à se faire envoyer promener, à passer son temps à essayer de régler des problèmes de gestion de classe et de comportement...c'est vraiment long pour moi, mais aussi pour les élèves qui veulent apprendre et qui aspirent à de belles études pouvant leur ouvrir toutes les portes du monde du travail.

La première année difficile, on tient bon.
On pleure parfois, on arrive crevée et on attend que ça finisse.
L'année où cela se passe à nouveau, on sait à quoi s'attendre, on pense être ferrée, mais ça nous mine.
Puis, on vit le coup de grâce et on reste à terre...

Dans notre métier, on travaille tout le temps pour nos élèves et on pense toujours à eux. La fin de semaine aussi, pendant les vacances et plusieurs années plus tard également. On est toujours en réunion ou en formation pour leur offrir le meilleur possible, on se questionne, on s'ajuste et on corrige ce qui n'a pas bien marché pour que la prochaine fois ce soit encore mieux. On s'attache à eux, ils deviennent une partie de notre vie.

La moindre des choses serait que notre travail soit reconnu à sa juste valeur.

Apprenons la politesse et la reconnaissance à nos enfants et disons leur qu'ils ne savent pas tout.
Je ne sais pas tout, j'apprends tous les jours.
J'espère apprendre jusqu'à mon dernier souffle, j'espère pouvoir toujours trouver une source d'émerveillement, de curiosité, d'excitation dans cette belle vie qui est la mienne.
Je vous souhaite la même chose
xx Julie

jeudi 5 mars 2020

Je suis végétalienne depuis trois mois

Je ne peux plus manger de viande, parce que j'ai visionné des films qui m'ont fait prendre conscience que ma façon de me nourrir faisait souffrir les animaux.
Je ne consomme plus de produits laitiers non plus, car je sais ce que doivent subir les vaches afin de donner du lait non pas à leurs veaux qui partent à l'abattage, mais à l'humanité, qui peut très bien s'en passer.

Devenir végétalienne n'a pas été difficile pour moi, petite, ma mère me forçait à manger de la viande et du poisson, même les œufs me levaient le cœur...

Il y a tellement d'avantages à ce type d’alimentation:
  • Une récupération facile après un entrainement;
  • Une meilleure santé cardiovasculaire;
  • Un transit intestinal régulé;
  • Une baisse de la tension artérielle;
  • etc.
Mais...
J'ai pris du poids.
Comme j'aime beaucoup cette façon de me nourrir, j'ai décidé de changer quelques petites choses:

  • Limiter le sucre le plus possible;
  • Faire davantage de recettes maison (J'ai cinq livres de recettes végétaliennes assez épatants et j'ai l'application OH SHE GLOWS, que j'aime beaucoup...).
Je dois donc limiter mes achats de produits transformés comme les plats préparés et les produits de restauration rapide et...faire un jeune intermittent 16/8 tous les jours (j'en suis à ma troisième journée...).

Je me sens bien, je sens que je fais ce qu'il faut en ce moment et j'aime ça.

Je vous quitte en vous partageant mes livres de recettes préférés ainsi que la lecture que je fais sur le jeune intermittent.

XX Julie
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